Rihanna aurait plagié la camerounaise Stone Chantal Alima

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Le plagiat est une faute d’ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal. Elle consiste donc à copier un auteur ou accaparer l’œuvre d’un créateur dans le domaine des arts sans le citer ou le dire. Il s’assimile souvent à un vol immatériel. Dans notre cas nous avons deux chanteuses des époques différentes dans des rythmes et pays différents. Il s’agit de Rihanna (love on the brain) qui aurait plagié Stone Chantal Alima (ou sont mes parents).

Stone Chantal Alima – Ou sont mes parents

L’extrait de  l’album “Taxi woman” est sortie en 1987. Dans cette chanson elle raconte son histoire celle du fait qu’elle a vu sa famille périr dans les flammes. Nous sommes exactement entre le 22 et 24 avril 1960. Le Cameroun vivait une série massacre au Quartier Congo (non loin de New-Bell) à Douala.

Sa mère l’envoya acheter les allumettes et à son retour sa famille trouve la mort dans les flammes. “Où est mon père? Où est ma mère? Il était une fois, il était une fois, une fille comme moi”. Pouvait-on lire sur la page facebook (les discothèques de Papa).

Rihanna – Love on the brain

La chanson est sortie le 27 septembre 2016 en tant que quatrième single de l’album. Aux Etats-Unis la chanson se classe numéro 5 au Billboard Hot 100 en mars 2017, et s’est vendue à plus de 2 millions d’exemplaires d’après la RIAA. Elle remporte grace à cette même chanson un Teen Choice Award pour le Choice Pop Song.

Stone Chantal Alima a t-elle une chance de remporter face à Rihanna? Une habitué du système ! 

La chanteuse américaine serait donc une habitué de ce genre d’accusation. En fait ce ne serait pas uniquement dans la chanson qu’elle est souvent accusé. Puisqu’en 2006, le designer James Clar avait créé une œuvre, intitulée You and me, composée d’une plaque suspendue horizontalement avec le mot « you » en lettres de bois, et de tubes fluorescents, que l’on appelle communément, souvent à tort, néons.

Le tribunal correctionnel de Paris a toutefois estimé ce jeudi qu’il n’y avait pas contrefaçon : il y a des ressemblances, mais les dissemblances l’emportent. Le « You and me » de James Clar évoque une « relation entre deux personnes » et est une œuvre « fixe », qui a « vocation à durer dans le temps », a expliqué la présidente du tribunal.

Le « Rock star », qui n’apparaît que quelques secondes dans le clip de Rihanna, lui, est éphémère et « glorifie une seule personne ».

Pas de dommages et intérêts

Rihanna est donc relaxée, et James Clar, qui demandait cinq millions d’euros de dommages et intérêts, débouté. Le tribunal a également débouté la chanteuse, qui demandait 100.000 euros pour dommages et intérêts pour procédure abusive.

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